Le Pelamis ou serpent des mers

Cet article montre le fonctionnement et les caractéristiques du système le plus avancé dans la récupération de l’énergie des vagues.

Article en construction

Site officiel du Pelamis : http://www.oceanpd.com

Le pelamis tire son nom d’un monstre marin de la mythologie grecque. Mais avec ce Pelamis pas de danger dêtre englouti par un animale marin, car il est destiné à produire de l’électricité grâce à la force des vagues. Le pelamis est développé par l’entreprise écossaise Ocean Power Delivery.

Pélamis

Pélamis

Quelques chiffres

Longueur : 120 mètres
Poids : 750 tonnes
Rendement : entre 70% et 80%

Caissons :
Nombre : 4
Longueur : 24 m
Largeur : 3,5 m

Articulations :
Nombre : 3

Production :
1 pelamis = 750KW = alimentation en électricité de 500 foyers.
1 pelamis en une année = 2.7GW
1 km² de pelamis = production de 30 MW = alimentation en électricité de 20 000 foyers.

Le pelamis c’est aussi 2000 t par an d’émission de dioxyde de carbone épargnées et 600 t de pétrole d’économisées.

Fonctionnement

Le pelamis comprend quatre grands tronçons de 24m de longueur qui sont séparés par trois cylindres beaucoup plus petit mais c’est là que se produit l’électricité.

Les mouvements des vagues font jouer les articulations du serpent qui ondule autant à la verticale qu’à l’horizontale. Des axes, placés au niveau des articulations et protégés de l’eau par un manchon souple, se déplacent au rythme des ondulations et actionnent des pompes à huile.
Les pompes mettent sous pression de l’huile dans un grand ballon, puis l’huile est lachée en continu sur un moteur hydraulique qui entraîne un alternateur pour produire de l’électricité, celle-ci descend ensuite le long d’un filin jusqu’au câble sous-marin principal et le bord de côte, où il est raccordé au réseau électrique.

Grâce à son système d’ancrage flexible, qui tire la pointe avant de l’engin vers le bas et le force à rester face aux vagues tout en lui laissant assez de mou pour pouvoir se balancer, le rendement énergétique du Pelamis est quasi constant. Compris entre 70 % et 80 %.
A partir d’un station la machine peut être commandée. Il est possible de faire remuer d’avantage le Pelamis dans les petites vagues pour maximiser l’énergie et, à l’inverse, limiter ses mouvements dans les grosses vagues pour limiter les risques de casse.

Schémas à venir

L’instalation du pelamis au Portugal

Officiellement lancé le 14 mai 2006, le projet d’installer des Pelamis sur les côtes portugaises a été présenté à plusieurs responsables politiques portugais avec l’ambition, pour ses promoteurs, de créer à terme un cluster industriel pour l’énergie maritime au Portugal.

Les trois convertisseurs « Pelamis » commandés par le Portugal ont d’abord été envoyés sur le chantier naval de Peniche, un des plus grand port du pays au nord de Lisbonne. Ces trois convertiseurs permettent de produire 2,25 MW d’électricité à partir de la houle pour alimenter 1500 foyers. Leur installation en mer, à 5 km des côtes de Póvoa de Varzim au nord du Portugal s’est faite au mois d’août.
L’investissement, majoritairement privé (75%), représente 8,5 millions d’euros pour ces trois premiers convertisseurs. Le coût de cette énergie renouvelable a d’ores et déjà été fixé à 248 euros le MW/h.

Enersis, le producteur portugais d’énergies renouvelables, prévoit ainsi de commander trente unités supplémentaires du générateur « Pelamis » pour atteindre une production électrique de 20 MW d’ici 2008, représentant un investissement global de 70 millions d’euros. Selon l’entreprise, la création d’un cluster dans ce domaine pourrait avoir une ampleur considérable : près de 40 000 emplois pourraient être créés au Portugal pour répondre à une partie des attentes d’un marché mondial estimé à environ 325 milliards d’euros.

Construction du Pélamis

Construction du Pélamis

L’accueil du public à cette énergie du futur c’est plutôt bien passé. Les surfeurs ne la voient pas d’un mauvais oeil, dans la mesure où les machines seront installées loin de la grève. L’Association des armateurs de pêche du nord du Portugal n’aurait pas montré d’hostilité, car il n’est pas coutume de pêcher dans les zones où sont installés les Serpents.

En revanche, les navigateurs réclament une claire signalisation des sites, afin d’éviter les risques de collision. Quant aux organisations de défense de l’environnement, elles font partie de la commission de suivi du projet au Portugal. Pour l’instant, les principaux obstacles à son développement sont donc davantage technologiques et financiers. Le lancement de Pelamis est donc suivi avec beaucoup d’attention.

L’exemple du Pelamis a permis à des projets qui avaient été mis à l’abandon ou qui ne trouvaient plus de soutien financier de se réveiller.

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